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Rat noir

Rattus rattus

Tête+corps : 75-200 mm ; queue : 170-280 mm ; poids : 105-208 g
Morvan : l'rai nôèr. Anglais :black rat. Allemand : Hausratte. Hollandais : zwarte rat. Italien : ratto nero.

Le rat noir a un pelage cendré noirâtre avec des reflets argentés, une queue écailleuse dépourvue de poils et plus longue que la tête et le corps. Plus petit que le surmulot, il s'en distingue par des oreilles plus grandes et à peine velues. Les femelles sont plus petites que les mâles.

Animal principalement nocturne, le rat noir est originaire de l'Asie du Sud-Est (Birmanie, Inde, Indochine). Il étend son aire de répartition à toute la Méditerranée au néolithique et envahit l'Europe du Nord à la suite des conquêtes romaines grâce à l'implantation des villes et des villages qui sont des refuges lui permettant de survivre aux rigueurs des hivers. Ce rongeur tropical se rencontre chez nous essentiellement dans les constructions, et plus spécialement sous les combles, mais aussi dans les parcs, les palmiers en bords de mer.... C'est le ' rat du grenier ' . Véritable commensal de l'homme entièrement dépendant de l'habitat humain en Bourgogne, mais qui vit en extérieur sur le pourtour du littoral méditerranéen.

Omnivore, le rat noir abîme et souille plus qu'il ne consomme. Il est détruit pour se préserver des maladies et pour protéger ses biens.

La femelle a trois à cinq portées dans l'année et met bas de cinq à dix jeunes dans un nid fait de matériaux divers (papier, carton, crins...).

En France, ses populations sont nettement en régression dans les régions non méditerranéennes. De par son mode de vie très lié à l'habitat humain et à sa rareté, il est très peu consommé par les prédateurs. En effet, bien que présent en Morvan (Saint-Martin-de-la-Mer, Villargoix, Corancy, Cussy, Etang-sur-Arroux), aucun individu n'a été capturé par la chouette effraie dans le bas Morvan et le haut Morvan sur près de 19 000 proies. Le rat noir est également présent en périphérie du massif : un spécimen a été identifié à Thoste (Auxois) et un à Vignol (Nivernais central). La difficulté de récolter des données sous-estime sans doute ses populations.

Une des causes de sa régression est sans doute due à une très forte compétition interspécifique avec le rat surmulot arrivé en France à partir de 1750. Cette constatation avait déjà été notée par P. Bert au siècle dernier. A cette cause, s'ajoutent une dératisation systématique, un changement des matériaux de construction (le béton), des progrès d'hygiène...

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