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Campagnol des champs

Microtus arvalis

Tête+corps : 82-102 mm ; queue : 23-29 mm ; poids : 16-30 g
Anglais :common vole. Allemand : Feldwühlmaus. Hollandais : veldmuis. Italien : campagnolo commune.

Le plus commun de nos campagnols, ce petit rongeur a une robe d'un gris plus ou moins fauve, les oreilles velues dépassant nettement la fourrure et les callosités plantaires rosâtres.

Le campagnol des champs occupe les milieux ouverts à végétation herbacée importante pour autant qu'ils ne soient pas trop humides : prairies permanentes, champs cultivés, talus herbeux (autoroutes, nationales), lisières des champs et des bois. Sa densité varie en fonction du biotope et des façons culturales. Dans les champs, il ne peut se maintenir après les travaux agricoles car il est très perturbé par le travail de la terre (labours profonds). Il préfère les sols profonds et non caillouteux.

Ce petit rongeur est avant tout herbivore mais il consomme également des graines et des racines. Il mange et gaspille environ deux fois son poids en matière verte par jour.

Le campagnol des champs est actif toute la journée. Très prolifique, les animaux sont sexuellement mâtures à moins de deux mois. La gestation dure trois semaines et l'accouplement peut suivre immédiatement la mise bas.

La reproduction a lieu de mars à octobre. L'espèce est sujette à fluctuations d'abondance pluriannuelles ou saisonnières, et des densités de plus de cinq cents individus à l'hectare peuvent être atteintes. Ses variations d'abondance en Bourgogne sont suivies par le Service de Protection des Végétaux de Beaune.

Beaucoup de facteurs interviennent dans la régulation des populations de campagnols : le climat, les pratiques culturales, les prédateurs, la compétition intraspécifique, les maladies... Ce campagnol est l'aliment de base pour une grande majorité des prédateurs : les carnivores (renard, chat sauvage, fouine, belette...), les rapaces diurnes (buse, milan, faucon crécerelle, busard cendré...), les rapaces nocturnes et les serpents. Dans les prairies humides, les hérons cendrés peuvent également capturer ces rongeurs.

En France, il est surtout présent dans la partie médiane du pays. L'aire de répartition du campagnol des champs couvre toute la Bourgogne. La quasi-totalité des données de l'étude provient des pelotes de chouette effraie et, mis à part le haut Morvan, paysage très boisé, où il constitue seulement les 34 % des proies, c'est le campagnol majoritairement capturé dans les autres régions et notamment dans les paysages très ouverts du pays de Luzy où sa densité relative est élevée (plus de 76 %).

La dernière pullulation exceptionnelle de ce campagnol date de 1987-1988 où le centre et l'est de la France étaient concernés. Cette pullulation a causé de nombreux ravages aux surfaces fourragères (prairies naturelles, ray-grass, luzernes) et aux milieux permanents favorables aux pullulations. Il fallait remonter aux années 1964-1965 pour constater un phénomène comparable. Un début de pullulation en 1993 a été constaté et a engendré une bonne reproduction des rapaces (la chouette effraie notamment).

La conversion des cultures annuelles en prairies ou en pâtures s'accompagne régulièrement de l'apparition ou de l'augmentation d'épisodes de fluctuations d'abondance de campagnols pouvant entraîner des dégâts. Ce phénomène a touché au cours des trente dernières années de nombreuses régions de moyenne montagne tels les Vosges, les plateaux du Jura, le Massif central et le Morvan.

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