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Campagnol amphibie

Arvicola sapidus

Tête+corps : 160-220 mm ; queue : 105-135 mm ; poids : 100-250 g
Anglais :water vole. Allemand : Westschermaus. Hollandais : zuidelizke waterrat. Italien : arvicola acquatica.

Appelé également campagnol amphibie ou rat d'eau, c'est le campagnol inféodé à l'eau. Gros campagnol de fourrure très brune, le rat d'eau a des oreilles rondes dépassant à peine les poils.

D'un dimorphisme sexuel peu marqué, le mâle est cependant plus gros que la femelle.

On le rencontre le long des cours d'eau, des drains, des étangs (surtout les queues), dans les prairies très humides et les tourbières.

Son alimentation est essentiellement herbivore et il se nourrit d'herbes aquatiques qu'il coupe en plongée et rapporte les morceaux faucardés à la berge pour les consommer. Il mange également des plantes rivulaires comme la baldingère faux roseau et le rubanier, des plantes prairiales et des animaux divers (insectes, batraciens...).

Actif de jour comme de nuit, il creuse des terriers dans les berges ou dans les touradons de molinies ou de carex. Le terrier comprend un accès direct à l'eau par un trou submergé et une entrée principale au-dessus du niveau de l'eau où se trouve un emplacement qui sert de salle à manger. Il se reproduit dès le mois de mars jusqu'en octobre. Les femelles donnent naissance à plusieurs portées par an dans un nid d'herbes sèches de six petits en moyenne.

Le marquage territorial se fait par des amas de crottes formant des petits monticules sur les pierres et souches émergées. Les prédateurs naturels du campagnol aquatique sont surtout le putois et les rapaces.

Présent dans la majeure partie de la France à part le Nord et l'Est, régions qui correspondent à la limite orientale de sa distribution en Europe, son aire de répartition ne présente que des recouvrements partiels avec le campagnol terrestre. L'atlas national de 1984 ne donnait que quelques localités sur l'ensemble de la Bourgogne et il serait intéressant de reprospecter la Côte-d'Or, l'Yonne et la Saône-et-Loire pour définir la répartition précise de cette espèce en Bourgogne. Bien présent en Morvan, c'est dans le haut Morvan montagnard que la chouette effraie en consomme le plus (1,3 % des campagnols).

En concurrence pour une niche écologique très voisine avec le rat musqué, nouveau venu en Morvan dans les années 1960, on ne connaît pas l'impact de cette compétition interspécifique sur le rat d'eau surtout dans les étangs et les cours d'eau lents où les deux espèces se côtoient. Mais l'espèce n'est pas menacée actuellement.

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