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Henri Bachelin (1879 - 1941)

Bachelin est né à Lormes le 27 mars 1879 : son père était journalier et sacristain. Elève au petit séminaire de Pignelin, il fait deux années de grand séminaire à Nevers, mais il ne sent pas s'éveiller la vocation, fait son service militaire et part à Paris en 1901 où il travaille d'abord chez un avoué, puis dans une banque, avant de pouvoir vivre de sa plume.

Il a beaucoup publié, romans, nouvelles, critique littéraire, musicologie : production abondante où il évoque avec minutie, fidélité, scrupule la vie des petites villes nivernaises.

 

Contributions

Ecrivain né à Lormes le 27 mars 1879, à midi, au domicile de ses parents dans le quartier de la Grange-Billon, route de Brassy. Son père, Jean, dit Pierre, est né à Brassy le 18 avril 1843. Sa mère, Alexandrine Virginie Carillon, est née le 5 octobre 1842 à Tour-de-Pré, commune de Provency (Yonne). La déclaration de naissance est faite le 28 à la mairie de Lormes, en présence de Jean Bachelin, sabotier à la Grange-Billon (frère de Pierre), et de Jean Forestier, sabotier à Lormes En 1880, son père est embauché comme sacristain de la ville, et loue donc une maison plus proche de l’église, « aux promenades ». De 1885 à 1891, Henri fréquente l’école des Frères de la Doctrine Chrétienne, située un peu en dessous de leur habitation. Le 28 mai 1891, il fait sa première communion, ayant pour camarade Alexandre BOUCHE-PILLON, de préfontaine (qui mourra en juillet 1897, en tombant d’un « foineau »). D’octobre 1891 à juillet 1895, ses parents l’inscrivent au petit séminaire de Pignelin, dans l’espoir de développer en lui une vocation. D’octobre 1895 au 30 juin 1897, il est au grand séminaire de Nevers, qu’il quitte, conscient de n’avoir pas la foi. Le 7 octobre 1897, il s’engage pour quatre ans dans l’armée : 13ème Régiment d’Infanterie à Nevers, puis au 13ème de Ligne, jusqu’au 20 juillet 1898 : « Effroyable » ; souffrant de brimades, il obtient son affectation dans l’Infanterie de Marine à Brest, « Plus doux ». Une scarlatine, puis 3 mois de convalescence lui permettent de bénéficier d’une libération anticipée le 28 juin 1901. Après 15 jours passés à Lormes, le 15 juillet il gagne la capitale, où son oncle Joseph lui trouve un travail chez un avoué rue Joubert, puis chez un huissier, M. Rochon, rue de Paris à Saint-Denis, jusque vers le 8 octobre. Sans place pendant 1 mois ½ , le 25 novembre 1901 il entre au Crédit Industriel et Commercial,, 66 rue de La Victoire. Le 15 mai 1902, il emménage quartier des Batignolles, dans une mansarde au 4 rue Nollet. Le 13 juillet de la même année il rencontre Catherine Monnet, Katte, celle qui sera sa femme dévouée, « Madame Perdrix ». En avril 1903, il rencontre Jules RENARD, à qui il dédicace sa première plaquette de poésies « Horizons et coins du Morvan » Il commence à collaborer à un certain nombre de revues et journaux : Les Essais, La Revue Hebdomadaire, Mercure de France, Le Rire, Nos Loisirs. Cette collaboration lui sera rémunérée à partir de 1906, époque où il s’introduit peu à peu dans les milieux littéraires de Paris, se faisant ainsi connaître. En 1906 et 1907, il publie à compte d’auteur « Pas comme les autres » & « Les Manigants », tirés respectivement à 200 & 100 exemplaires. En 1908, il adhère à la Société des Gens de Lettres, à laquelle il lèguera plus tard tous ses manuscrits. De 1908 à 1910, il réussit de plus en plus à « placer sa prose » ; sa situation financière s’en améliore donc Le 13 décembre 1910 son père meurt. Lassé de sa situation sociale à la banque, dans « un milieu d’imbéciles et de malpropres », et grâce à André GIDE, il va quitter ce « bourbier » ; il aimerait être mis à la porte pour toucher une indemnité ; mais n’y parvenant pas, le 27 mars 1911, il ne se rend plus à son bureau, et démissionne, après dix longues années, avant d’être « libre depuis cette date » , date à partir de laquelle il travaille d’arrache-pied, d’abord avec GIDE, qui apprécie en lui le copiste, le correcteur, le calculateur et l’homme ponctuel sur qui l’on peut compter. Puis pour lui-même, avec plus ou moins de difficultés. En juin 1912, il s’installe au 70 Rue Truffaut dans un petit appartement ; cette année-là il touchera 2935F, puis 4250F en 1913, ce qui lui permet d’envisager sereinement l’avenir. La guerre de 1914 éclate, Bachelin est mobilisé le 13 août au 61ème Territorial à Cosne/Loire ; juste avant de partir, il régularise sa situation avec « Madame Perdrix », qu’il épouse le 11 août 1914, à la Mairie de XVIIème .Il part au feu le 29 octobre, et se trouve début novembre dans les tranchées de la forêt d’Apremont. Le 18 novembre 1914, au « Bois brûlé », il est blessé au genou droit par un éclat d’obus ; il est ensuite évacué à Lyon. Après sa convalescence, il est versé dans les services auxiliaires : affecté en juin 1915, à Bourges à la Préfecture du Cher ; il y mène une vie de rond-de-cuir, jusqu’au jour ou il est rappelé au service. De juillet 1917 à février 1919, il est affecté au contrôle télégraphique des armées, rue de Grenelle à Paris. La guerre n’a pas interrompu son activité littéraire : En 1918, il obtient le prix Fémina-Vie Heureuse, pour « Le Serviteur »., puis en 1919, le prix Jean Revel pour « Le Village ». Le 3 janvier 1921, sa mère, « La Paroissienne » ( inédit ) décède à Lormes. En août 1923, il est décoré de la Légion d’Honneur. A partir de 1926, celui qu’André BILLY à surnommé l’Ermite des Batignolles, travaille de plus en plus seul, jaloux de son indépendance vis-à-vis de toute école littéraire. Le 18 août 1926, il commence son « Journal », ( inédit ) qu’il n’arrêtera que le 19 septembre 1941, deux jours avant sa mort. Pendant tout ce temps il travaille infatigablement, régulièrement, accumulant articles, romans, études, nouvelles et contes, ne se reposant que pendant quelques rares vacances. Le 21 septembre 1941, il succomba à une hémorragie cérébrale : à 10h il est tombé, et a confié à son épouse « je suis perdu » ; rapidement paralysé, à 5h il rendit le dernier soupir ; ses obsèques seront célébrées le 24, en l’église Sainte-Marie des Batignolles. Il reposa ensuite au cimetière de la Porte de Saint-Ouen (sépulture n°21, 9ème ligne, 23ème division), avant que sa concession ne soit revendue en 1982, ayant pris fin à cette date.

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