Chiddes

Département : Nièvre

Superficie ; 2613 hectares

Altitude : de 244 à 515 mètres

Population : 339 habitants

Nous vous invitons à découvrir des lieux simples, un petit village de 339 habitants, comportant plusieurs hameaux, retiré des grands itinéraires.

Le bourg de Chiddes, autour de ses deux églises des XIIe et XIXe siècles et de l’école communale, c’est, après de terribles incendies en 1804 et 1882, quelques maisons qui s’étirent de chaque coté d’une longue rue, autrefois appelée « Rue des Artisans ». Elle donne un aspect différent des autres villages du Sud-Morvan, en raison même du nombre de ses constructions concordantes ou imbriquées, anciennes échoppes de charrons, maréchaux-ferrants, épiciers et aubergistes qui les occupaient.

Chiddes est un village au pied du Mont Charlet (360 m). En arpentant un petit raidillon, vous pourrez monter au sommet et découvrir le monument dédié à N.D. du Suprême Pardon. Il domine un vallon ouvert sur la vallée du ruisseau du Tillot, qui va se jeter dans la rivière de la Roche (paradis des pêcheurs de truites). De là, vous observerez le magnifique panorama alentour, guidés par la table d’orientation.

Pour ceux qui aiment le terroir, l’authenticité, la vraie vie, le calme, les anecdotes, les légendes, la beauté, Chiddes c’est un peu tout cela.

 

Quelques mots d’histoire locale…

La commune conserve de nombreuses traces d’occupation romaine.

D’après d’éminents historiens (Guy Coquille, Bulliot, Parent, etc.) la bataille dite des Helvètes qui, à la fin juin de l’An –58, fut livrée par Jules César aux Helvétiens et Boïens réunis au nord de Luzy, aurait rassemblé ses légions dans la région de Ternant. Les Helvétiens (18O OOO) campaient près de Rémilly. Plusieurs considérations stratégiques et logistiques font que Jules César décide de se diriger sur Bibracte. Les Helvètes, prévenus, attribuent à la crainte la retraite des Romains. Ils font demi-tour et attaquent au lieu-dit Couloise dans la cuvette où coulent l’Alène et son affluent la Villette. Il y subsiste une ancienne ferme fortifiée d’où vous pourrez découvrir le champ de la bataille. Là, un flot helvète de 45 000 hommes et 4 à 5 000 chevaux attaque et déverse une grêle de traits sur quatre légions romaines dont la cavalerie essaie d’endiguer le flux. Après sa victoire, J. César et les siens furent retenus trois jours pour les soins aux blessés et la sépulture des morts…

À Couloise, toujours, une voie pré-romaine, dont subsistaient quelques vestiges, a été repérée. Elle joignait Autun à Decize. Elle montait à la Garde, passait à Entrezy (Avrée) coupait l’Alène aux Berthelots, remontait à Lanty (Mazille) par les Gris… Cette description semble vraisemblable… les terrains découverts, à mi-hauteur, dans la pente naturelle de la Roche et de l’Alène permettant la signalisation. De plus, l’itinéraire dessert des localités dont les noms sont incontestablement d’origine celtique : Avrée – Lanty – Charnay.

Sur les hauteurs du hameau de Montcharlon subsistaient encore les traces d’une ancienne « villae » romaine. Des vestiges (médailles à l’effigie des empereurs romains, poteries) ont été découverts. Certes les ruines de cette maison forte ont disparu mais, sur le site, on devine sa position stratégique. La zone concernée est toujours protégée par les services départementaux.

Le hameau de Las, comme celui de la Corvée, étaient constitués de chaumières morvandelles assez rustiques abritant les familles nombreuses (car elles hébergeaient souvent des enfants de l’Assistance Publique : « les Petits Paris »). Chaque famille possédait de nombreux appentis où logeait le bétail. Ceci, jusqu'à la fin du XIXe siècle… Les manouvriers étaient les ouvriers saisonniers des domaines et des fermes des alentours. L’argent ne coulait pas à flot et la solidarité et l’entraide n’étaient pas de vains mots dans leur milieu. Ils créèrent les premières sociétés d’assurance mutualistes, dont une ici, appelée « La Corvée »… On travaillait au profit de celui qui ne le pouvait plus… La place centrale, comme celle de Las, où trône une croix, appartenait à tous les riverains sans limites territoriales… Jusqu’en 1985 !

Le moulin du hameau de Bousset (on peut remarquer son étang et ses roseaux, sa retenue et sa cascade…), connu dès 1500, est le seul de la région à avoir conservé deux roues entraînant deux meules abritées dans des bâtiments distincts. Ce moulin à farine a connu, à travers les siècles, un rôle d’huilerie.

Chiddes se situe dans un bocage verdoyant où les pâtures dominent, entrecoupées de haies et d’étangs, gîtes naturel d’une faune des plus disparates et de bois de feuillus, bien que quelques résineux furent plantés dans le dernier demi-siècle… Tous couverts isolés, propices à l’installation de camps d’entraînement (Tillot) et d’un hôpital (Château de Champlevrier) du maquis Louis (situé aux Fréchots, voir Larochemillay). Chiddes et ses alentours fut le siège de combats entre la Résistance et l’occupant (été 1944) – voir le Monument des Carruzes -

ATLAS COMMUNAL

 

Galerie photo

Contributions

Ceux qui s'intéressent à la vie quotidienne dans le bocage aux XIX° ET XX° siècles et à Chiddes en particulier...Qui désirent participer à la sauvegarde du patrimoine local ...Je leur conseille de prendre contact avec l'Association de sauvegarde par le canal de la mairie de Chiddes


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