Broye

Textes originaux de l'association de marche AMUR

Broye a été occupé de tous temps :

Fin de la période néolithique, c'est-à-dire 2000 ans avant notre ère, le menhir érigé au hameau de Charmeau en atteste.

Deux voies romaines traversent Broye :

Elles reprenaient certainement des tracés plus anciens :

L’une, dite d’Autun à Mâcon par St-Gengoux et Tournus, longe la limite nord de la commune. Elle est encore très visible.

L’autre, dite d’Autun à Belleville, beaucoup moins visible, traversait le village de la porte de Broye à Montjeu, passait à la Grande Pâture, à proximité de Préau, franchissait le Rançon par un gué près du moulin de Prelay, traversait la ferme du Martinet, passait près du hameau de Charmeau et obliquait en direction de la vallée de la Brume.
 

Époque gallo-romaine : nous faisons un bond important dans le temps avec la découverte de cinq stèles funéraires gallo-romaines, érodées par les intempéries et situées à l’écart du hameau de Chapey. On devine cependant la figuration du défunt, ébauché dans le granit.

 

Moyen Âge : Un nouveau saut dans l’histoire nous conduit au Moyen Âge. Montjeu fut à cette époque le siège d’une puissante châtellenie des ducs de Bourgogne. Pierre Jeannin, président de cour au Parlement de Dijon, ministre d’Henri IV puis de Louis XIII, y fit bâtir à la fin du XVIe siècle un magnifique château.

 

Au XIXe siècle, Broye connut de profonds bouleversements liés à l’implantation de l’empire Schneider au Creusot et aux environs.

L’économie locale en fut amplement modifiée.

Broye contribua largement à l’approvisionnement en eau du Creusot, ce qui détruisit toute une économie fondée sur l’énergie hydraulique fournie par les ruisseaux captés. Moulins divers, martinets, sortes de marteaux mus par la force de l’eau, en particulier pour une fabrique de faux, ainsi qu’une papeterie disparurent.

Modification sociologique : La population trouva de l’embauche dans les usines du Creusot mais souvent le couple avait une double activité, travail en usine et petite exploitation agricole : des « ouvriers-paysans ».

En un siècle, nous sommes passés, sur le site de La Louvetière, d’un territoire agricole bâti diversifié à un espace forestier.

 

Sur de petites parcelles limitées par des murets dont on remarque encore les traces, étaient surtout cultivés pommes de terre, seigle, avoine, blé. À proximité des « locateries » disséminées près de points d’eau étaient, en général, élevées une ou deux vaches, quelques chèvres, des poules. Un âne facilitait les déplacements et pouvait avec la vache servir d’animal de trait. L’étude du cadastre de 1809 montre que la proportion terres agricoles/bois s’est inversée au cours du dernier siècle.

Cette société champêtre pratiquait de petits métiers : nombreux sabotiers, charbonniers, bûcherons ou journaliers. Elle survivait en autosuffisance de l’exploitation de ses petits lopins de terre.

On peut expliquer cette évolution :

Par l’attrait de la cité industrielle du Creusot florissante dans la première moitié du XXe siècle. 

Par la mécanisation de l’agriculture, dans les années 1950, qui a poussé à abandonner les terres ne se prêtant pas à ces nouvelles méthodes.

Par l’évolution des techniques énergétiques et la maille de réseaux qui ne peuvent desservir les lieux trop excentrés.
À la Louvetière, restent des ruines de petites locateries ou de maisons de personnes travaillant dans les bois. Les murets et les vestiges de haies plessées dessinent la répartition des champs remplacés à présent par de la forêt.

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