Pont sur la Cure

Historique et description de l'élément

Sur la Cure, le pont d'Asquins à cinq arches en pierre conserve son aspect XIXe : il était antérieurement en bois.
Il est très important de par son histoire et sa situation. Avant que ne soit construite le long de la Cure la route royale au XVIIIe (devenue impériale au XIXe), la voie passant sur le pont représente un axe de communication stratégique et très fréquenté. Ancienne voie romaine puis médiévale, elle mène via Avallon vers les autres royaumes et duchés. La Cure sépare en effet le duché de Bourgogne du comté de Nevers et des terres royales.
Au niveau des îles, les vestiges gallo-romains découverts au bord de la rivière prouveraient l'existence d'un premier pont romain, ce qui est d'autant plus plausible qu’une branche de la Via Agrippa traversait Asquins. Aux époques gallo-romaine et médiévale, en dehors de nombreux gués, certains ponts pouvaient comporter des piles en bois (pieux en chêne) ou en pierres de taille qui supportaient les voûtes et/ou le tablier constitués d'un assemblage de poutres, madriers, planches… Ce système permettait, en cas d’attaque, de démonter facilement les planches du pont et de le rendre infranchissable.
Le 16 août 1578, le conseiller du roi et trésorier général de France, M. de Caumartin, accompagné de maçons et charpentiers de marine, rend visite aux communes d'Asquins et St Père. Des plaintes concernant la navigabilité de la Cure et la dégradation des ponts causée en partie par le flottage du bois, motivent son déplacement. Des réparations s'avèrent nécessaires. Les diverses activités et constructions (flottage du bois depuis 1550, ponts, moulins, digues…) , les crues et les glaces imposent un entretien et une organisation méthodique de cette voie de circulation. Rappelons que le Morvan, via le flottage "à bûches perdues" puis en radeau de bois de Clamecy sur l'Yonne et la Seine a permis à Paris de se chauffer pendant presque 300 ans !
D'après le rapport de M. Caumartin, le pont mesure 90 toises de longueur (env. 162 m) et 15 pieds de large (env. 4,5 m). Sur les six piles, quatre doivent être réparées. Mais en 1684, la glace et les flots fracassent les piles. Au début du XIXe, alors qu'Asquins compte 887 habitants, le pont est rebâti. Le cadastre de 1819 en montre toute la longueur. Il comporte trois arches en arc surbaissé : deux arches de 7 mètres, une arche de 16 mètres. La réception des travaux par l’architecte Tircuit a lieu en 1821. Vers 1865, avec la construction de la route impériale Vézelay- Blannay, devenue RN 151 puis D95, le pont perd de son importance. Rive droite, sur la dernière pile, la date de 1866 reste néanmoins gravée. Il a gardé tout son charme, et sa longueur suscite toujours l'étonnement.

Localisation

Commune:
Asquins
Localisation:
précise

Datation

Date d'origine de l'élément:
Entre le 1
et le IIIe siècle
Dates de remaniement de l'élément:
XVIe siècle
,
1821

Contexte actuel

État de conservation:
bon
Menacé:
Non
Monument protégé:
non
Site protégé:
inscrit
Plan local d'urbanisme:
Non
Statut:
public

Sources

Recueil d'articles sur Asquins

Auteur:
Pierre Haase
Nature:
publication

Asquin, album mémoire

Auteur:
JM Simon
Nature:
publication
Référence:
2011

Développement local

Intégré dans un projet de développement local:
Oui
Importance dans le cadre de la vie communale:
très important
Etat des abords:
bon
Intérêts des abords:
très important
Informations sur l'aménagement des abords:
aménagement en proximité
Proximité de prestataires touristiques ( < 3km ):
Oui
Proximité d'un musée:
Non
Possibilité de visite:
oui
Possibilité de stationner:
tous véhicules
Voies d'accès:
route communale
Accessible en voiture:
Oui
Office de tourisme le plus proche:
Vézelay
Proximité d'un chemin de randonnée ( < 500m ):
Oui
Nature du chemin de randonnée:
PR
Type de chemin de randonnée:
Pédestre
VTT
Équestre

Production et industrie

Exportation:
indifférent
État des mécanismes:
indifférent