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Pierre-Perthuis : la Roche-Percée

Haut lieu du tourisme du Nord-Morvan, notamment pour les paysages magnifiques de la vallée de la Cure, Pierre-Perthuis, à cinq kilomètres au sud-est de Vézelay, tire son nom d'une curiosité géologique : la pierre percée ou roche percée.

Témoin de la transgression triasique, la pierre percée est une formidable illustration des phénomènes de silicification ayant affecté la région de Vézelay. En effet, elle doit son arche naturelle au revêtement silicifié, plus dur, plus résistant à l'altération que le granite fracturé dans lequel le perthuis s'est ouvert.

La silicification de la couverture inférieure est due à des circulations chaudes provenant du socle ayant remonté grâce à la fracturation dans les assises triasiques, hettangiennes ou sinémuriennes.

Une datation d'un feldspath de néogenèse a donné pour cette silicification un âge de 185 ± 5 millions d'années.

arène silicifiée

Les quatre niveaux identifiables à la Roche-Percée ?

la pierre percée

1 - A la base, affleur un granite frais appelé granite à deux micas ou leucogranite. On peut voir ce granite dans d'autres lieux du Morvan, notamment aux Roches du Chien, près de Saint-Brisson.

2 - Le deuxième niveau visible contient un leucogranite ayant subi une altération météorique (pluie, vent, gel, chaleur) actuelle ou quaternaire.

3 - Le troisième niveau est constitué d'une arène granitique qui date d'avant le Trias. Cette arène est silicifiée et la biotite la composant est transformée en chlorite au contact des veines de silice.

4 - Le sommet comprend le matériel silicifié proprement dit. Epais d'environ 2 mètres, il correspond sans doute à une ancienne dolomie représentant un faciès atypique de la fin de la transgression triasique.Toute la masse étant silicifiée et minéralisée, on ne peut plus reconnaître de filon distinct.

Galerie photo

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